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LÉGUMES

BUGS

Biocontrôle : Vers un usage généralisé dans les systèmes de culture

Durée du projet

24 mois
2025-2026

Espèces concernées

Financeur(s) du projet :

Des outils pour sécuriser le biocontrôle en maraîchage

Synthèse et objectifs du projet

Le projet national BUGS développe des ressources pour aider maraîchers et conseillers à mieux identifier les bioagresseurs, choisir les solutions de biocontrôle et fiabiliser leur mise en œuvre.

Avec la réduction du nombre de substances actives disponibles, les impasses techniques se multiplient dans les cultures légumières. Le biocontrôle peut élargir la palette de protection, à condition d’être intégré à une stratégie et positionné au bon moment. Son efficacité dépend notamment de l’identification de la cible, de son stade de développement, du niveau de pression et des conditions climatiques au moment de l’application.

Piloté depuis 2025 par la Chambre régionale d’agriculture Centre-Val de Loire, le projet BUGS, « Biocontrôle : vers un usage généralisé dans les systèmes de culture », vise à rendre ces choix plus opérationnels en maraîchage, viticulture et grandes cultures. En maraîchage, il porte aussi bien sur les macro-organismes auxiliaires, comme Macrolophus, que sur les micro-organismes, les médiateurs chimiques ou encore les substances naturelles comme l’huile essentielle d’orange.

Observer avant de choisir une solution

La première étape reste le diagnostic. Le guide pratique de reconnaissance des bioagresseurs rassemble plus d’une quinzaine de fiches consacrées aux principaux pathogènes rencontrés en maraîchage. Critères d’identification, biologie, cycle, conditions favorables, symptômes et dégâts : l’objectif est de permettre une reconnaissance plus sûre avant toute décision d’intervention. Des collections entomologiques doivent compléter cet appui pour les ravageurs, à destination des producteurs comme des conseillers.

Mieux positionner les solutions

Un second guide est consacré aux solutions de biocontrôle. Il doit préciser leur positionnement, présenter les résultats d’expérimentation et rappeler, pour chaque usage, les facteurs de réussite et les limites. Cette lecture croisée entre la cible et la solution est essentielle : un produit pertinent peut donner un résultat décevant s’il est appliqué sur un stade peu sensible, sous une pression trop forte ou dans des conditions défavorables.

L’enjeu n’est donc pas de substituer automatiquement une solution à une autre, mais d’aider à construire une combinaison cohérente de leviers, adaptée à la parcelle et à la dynamique du bioagresseur.

Des essais conçus pour produire des références utiles

Pour consolider les références, BUGS a également élaboré un guide de bonnes pratiques expérimentales pour chaque filière. Il harmonise la conception des essais, le choix des témoins et des répétitions, les conditions d’application et les méthodes d’observation. Des protocoles plus comparables doivent faciliter la mutualisation des résultats entre régions et renforcer leur utilité pour le conseil aux producteurs.

Apprendre à combiner les leviers

Le projet complète ces ressources techniques par un outil de formation dédié au maraîchage : le Jeu des Équilibres. Placés dans le rôle de chef de culture, les participants doivent répondre à différentes attaques de bioagresseurs, sélectionner des solutions de biocontrôle, les associer à d’autres leviers et tenir compte des aléas climatiques et techniques. Le jeu peut être utilisé en formation ou lors d’animations collectives pour confronter les stratégies et discuter les conditions de réussite.

Parole de maraîcher

« L’utilisation de Bacillus thuringiensis dans la lutte contre les chenilles du chou est une évidence pour moi depuis plusieurs années. Appliqués sur de jeunes larves et en fin de journée, les Bt sont l’une des clés de la gestion des chenilles défoliatrices. L’un de leurs grands avantages est qu’ils ne nuisent pas à la faune auxiliaire, contrairement à d’autres solutions plus conventionnelles. »

La réussite du biocontrôle repose autant sur la qualité du diagnostic et le moment d’intervention que sur le choix de la solution elle-même

Acteurs du projet

Financeur(s) du projet :

CASDAR

Porteur(s) du projet :

Chambre d’Agriculture Val de Loire

Partenaires du projet :

Chambres d’Agricultures

Contact

Maylis OHREL
m.ohrel@planete-lfp.fr
0669254655