TERMINÉ
LÉGUMES
- # Désherbage, Innovation, Pénibilité
ASSISTANT
Durée du projet
Espèces concernées
- Cultures légumières
Financeur(s) du projet :
Synthèse et objectifs du projet
Contexte
Le maraîchage reste fortement marqué par des travaux manuels pénibles, répétitifs et générateurs de troubles musculo-squelettiques (TMS). Outre le désherbage, le port de charges lourdes ou encore des postures inadaptées maintenues durant de longues périodes (plantation, récolte,…) sont à l’origine de la forte pénibilité de ce métier : 9 maraîchers sur 10 souffrent de Troubles Musculo-Squelettiques.
Afin d’assurer la durabilité sociale de ces systèmes maraîchers diversifiés, il est nécessaire d’améliorer les conditions de travail et d’évaluer des matériels suffisamment polyvalents permettant de supprimer ou de faciliter certaines tâches.
Ce projet a pour ambition de mettre en avant des outils améliorant l’ergonomie au travail. Les robots et assistants électriques offrent des solutions prometteuses, mais manquent encore de références sur leur efficacité et leur ergonomie.
Objectifs
- Évaluer l’intérêt technique, économique et ergonomique des outils d’assistance électrique et robotique, ainsi que leur impact sur la charge mentale.
- Travailler avec les fabricants à l’amélioration des outils
- Améliorer les conditions de travail pour réduire la pénibilité en maraîchage
Contenu
Action 1 : Évaluer les performances technico-économiques des outils en conditions réelles
Comparer les performances des différentes solutions d’assistance, notamment les robots et les équipements électriques, avec des conduites non assistées. Les essais permettront d’identifier les points faibles des outils utilisés et d’échanger avec leurs fabricants afin de proposer des améliorations, notamment sur les réglages et les fonctionnalités qui restent à optimiser.
Action 2 – Évaluer la pénibilité physique et mentale
Cette action consiste à analyser l’impact des différents outils sur les conditions de travail. Une attention particulière sera portée à la dangerosité et à la répétitivité des mouvements afin de mieux caractériser la pénibilité physique. La démarche intégrera également l’évaluation du stress et de la charge mentale associés à l’utilisation de ces équipements.
Action 3 – Valoriser et diffuser les résultats
Les résultats obtenus au cours des expérimentations seront valorisés et largement diffusés. L’objectif est de partager les connaissances et les retours d’expérience auprès des maraîchers, mais aussi des porteurs de projet souhaitant s’installer, afin de les aider à mieux identifier les solutions adaptées à leurs besoins.
Résultats
La genouillère, outil le plus basique testé, s’était distinguée par sa rapidité de réglage et de prise en main. Elle s’était avérée particulièrement adaptée aux tâches répétitives impliquant des positions agenouillées fréquentes, bien qu’elle ait pu être moins adaptée aux actes de récolte en raison de son envergure. Elle avait permis de réduire les douleurs liées à une sollicitation prolongée des genoux.
Concernant les exosquelettes, trois modèles avaient été évalués : le LifeSuit d’Auxivo, le Squelex et le Wave d’HMT. Ces outils partageaient une caractéristique commune, à savoir la nécessité d’un réglage précis pour une efficacité optimale, ainsi que l’importance d’une acceptation préalable par les salariés. Ils avaient été conçus pour soulager le dos lors de tâches répétitives et prolongées, ce qui les rendait particulièrement adaptés aux exploitations où les travailleurs effectuaient des mouvements redondants sur de longues périodes. Leurs différences résidaient principalement dans le positionnement des mécanismes de soulagement. Le Wave d’HMT, avec son mécanisme extérieur, s’était adapté à un plus grand nombre d’utilisateurs, mais son design avait pu poser problème dans des environnements encombrés. Le LifeSuit d’Auxivo, plus individualisé, avait été apprécié pour sa facilité d’utilisation et son aspect moins imposant, ce qui en avait fait le modèle ayant obtenu les meilleurs retours parmi les trois. Le Squelex, bien que moins individualisé que le LifeSuit, avait présenté l’inconvénient de lanières perçues comme gênantes, tant lors de l’installation que pendant le travail.
Le Glider 500 de Terrateck avait été conçu pour un travail en position allongée, ce qui l’avait rendu particulièrement adapté aux tâches de plantation ou de désherbage. Son principal atout avait résidé dans son confort et sa robustesse, bien qu’il ait nécessité un temps d’adaptation pour une prise en main optimale.
Dans une gamme de prix comparable, le Ponchon a été préféré au Toutilo, bien que les essais réalisés avec ce dernier soient restés limités, nécessitant des évaluations complémentaires pour confirmer ces résultats.
Enfin, le Romanesco s’était distingué par sa polyvalence, permettant de réaliser plusieurs types de tâches, notamment le port de charge ou le binage, en plus de son rôle dans l’amélioration de l’ergonomie. Grâce à sa capacité à offrir une position assise ou allongée, il avait été particulièrement adapté aux exploitations diversifiées, où il avait pu remplacer plusieurs outils ne nécessitant pas une forte puissance de traction. Cependant, son prix relativement élevé avait pu constituer un frein à son adoption.
Ressources & téléchargements
Liens :
Acteurs du projet
Financeur(s) du projet :
FranceAgriMer
CASDAR
Porteur(s) du projet :







